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Histoire et culture
Il y a 21 millions d'années, le bloc corso-sarde a amorcé une rotation vers le sud-est et a atteint sa position actuelle il y a 18 millions d'années. Grossièrement, on peut dire que la côte occidentale de la Corse se trouvait donc être la continuité de la côte niçoise.
Il y a 5,5 millions d'années, le détroit de Gibraltar s'est fermé et la Méditerrannée s'est assèchée. Pendant les 500 000 ans qui ont suivi, les espèces d'Europe ou d'Afrique ont colonisé ces terres. Puis la communication avec l'Atlantique s'est rétablie et la Corse est redevenue une île.
Les premières traces de vie humaine sur l'île semblent remonter à environ 60 000 ans.
La "dame de Bonifacio" (Musée de Levie) a été datée de 6570 ans avant JC.
Entre 3500 et 3000 ans avant JC, l'homme commence a tailler des armes dans l'obsidienne importée de Sardaigne. On trouve les premières traces de religion vers cette même époque (sépulture en coffre). Les premiers alignements de monolithes et les grands dolmens apparaissent vers 2000 avant JC.
Les peuples de la civilisation mégalithique corse (1500-1300 avant JC) sont submergés par les Torréens qui fuient devant les armées des Pharaons. Des Torréens nous viennent les statues-menhirs sculptées. Les Mégalithiques fuient l'envahisseur et remontent vers le Nord. La suprématie torréenne s'affirme à partir de 1300 avant JC. A partir de 1000 avant JC, des relations sont durablement établies avec la péninsule italienne.
5ème siècle avant JC = fondation d'Aléria par les Phocéens
3ème siècle ap. JC = christianisation de la Corse. Débarquement des Romains. Forte romanisation de l'île.
Du 5ème siècle ap. JC au 10ème siècle = invasions successives : Ostrogoths, Vandales, Sarrasins, Lombards…
Du 11ème siècle au 13ème siècle = Corse pisane. L'art roman façonne les monuments de l'île. Création de Calvi, Bonifacio sur les ruines de cités romaines.
1358 = la Corse devient génoise
1750 = débuts des soulèvements contre Gênes
1755 = Corse indépendante. Paoli, Général de la Nation Corse
1768 = La France achète la Corse à Gênes.
1769 = défaite de Ponte Novu contre les troupes françaises. Fin de l'éphémère indépendance.
1796 = la Corse devient définitivement française après la "protection" anglaise.
1943 = premier département français à s'être libéré de l'occupation.
1975 = naissance de la revendication autonomiste, début des actions violentes.
1980 = statut particulier.
1990 = projet d'un nouveau statut, proche de l'autonomie.
La situation géographique de l'île en Méditerranée en a fait une escale presque obligatoire pour les navires marchands. Sa position stratégique a suscité des rivalités, parfois sanglantes, entre les différentes peuples navigateurs de cette région du globe. On retiendra de l'histoire de la Corse qu'elle n'a jamais réellement connu de mouvement unanime, quelle que soit l'époque. Il serait fort peu objectif d'oublier les désunions qui ont toujours sévi dans l'île, y compris au sein même des familles.
La crête des montagnes sépare la Corse en deux, la partie est, connue comme la Corse "di qua dai monti" (en-deçà des monts) et la partie ouest "di la dai monti" (au-delà des monts), par rapport aux côtes italiennes. Cette séparation naturelle a permis à l'ouest de garder une certaine indépendance des nations italiennes. Il ne faut pas croire que cette moindre influence politique ait été nécessairement un bien. Par exemple, les régions enclavées de montagne restèrent longtemps sous le joug des seigneurs locaux. Tandis que les Corses "orientaux" profitaient d'un système communal (Terre du Commun), les Corses "occidentaux" étaient condamnés à subir le gouvernement de seigneurs féodaux perpétuellement en guerre entre eux.
La Corse mesure 180 km de long sur 85 de large et a une superficie de 8681 km2. Elle possède 1000 km de littoral et 42 sommets de 2000 à 2700 mètres. Au recensement de 1990 on comptait 250 000 habitants dans l'île, soit 0.4% de la population française. La densité moyenne est de 28 habitants au km2 mais 2/3 des habitants vivent sur le littoral et 1/3 seulement dans l'intérieur.
Trois climats principaux.
La langue corse est une langue qualifiée de dialectale. Si l'on s'appuie sur les considérables travaux effectués par le linguiste Gino Bottiglioni entre 1933 et 1952 ["Atlante Linguistico Etnografico Italiano della Corsica", 12 volumes, Editions Forni], il apparaît que le corse est essentiellement marqué par le toscan dont il a fixé un état médiéval. Les mots corses qui n'existent plus en italien moderne sont ceux du toscan occidental des XIIe et XIIIe siècles, du temps de la domination pisane. Il en va de même pour la morphologie et la syntaxe. A ce paléotoscanisme s'ajoutent des traits plus anciens communs à l'ensemble de la zone tyrrhénienne (comme par exemple le -u atone de la syllabe finale au lieu du -o).
Jusqu'à la fin du XIXe siècle, on cultivait dans les jardins (l'équivalent des champs sur le continent) des oignons, des poireaux, des haricots, des blettes (ou bettes) et des choux. C'est à partir du XXe siècle que la production s'est diversifiée.
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