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J4 - mercredi 8 mai 2002
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Sur le catalogue UCPA
Nous quitterons la montagne par les coteaux de l'Ostriconi pour descendre lentement vers la douceur d'une place de sable blanc aux portes du désert des Agriates (contraste fort de montage et mer).
Sur le vif
Ah ! Enfin !
Nous ne ferons certes pas l'intégralité de l'itinéraire pour lequel nous nous étions inscrites à ce "raid", mais nous en effectuerons au moins une portion.
Après les diverses tâches du matin, nous chargeons les chevaux dans le camion et le van. Ce matin, c'est Isabelle qui subit l'ire de Jean, qui, c'est apparemment son habitude, a du mal à communiquer clairement les informations importantes, comme, par exemple, qu'il est l'heure de faire monter les chevaux dans le camion et que chacune doit s'occuper de sa monture. Ambiance.
Nous laissons une petite heure d'avance au camion et au van puis nous partons sous une petite pluie.
On retrouve les chevaux dans la vallée de l'Ostriconi. Le ciel se dégage doucement. Préparatifs, en selle et en route vers Malfalcu. Le parcours est superbe.
C'est à mon tour de prendre un savon. Ca barde. Jean est non seulement soupe-au-lait mais également inique. C'est quoi déjà, son adage ? Ah oui. Eh bien, il va falloir se lancer dans la culture intensive !
Heureusement, les chevaux sont magnifiques, le paysage superbe et la compagnie bonne.
Vers les cinq heures, nous arrivons à un groupe de paillers ("pagliaghju" dans le Nord et "baraccone" dans le Sud), habitations d'une seule pièce constuites comme l'étaient les refuges de l'Age du Bronze, murs en pierre sèche et fausse voûte en encorbellement, la stabilité de l'ensemble étant assurée par la présence d'un lourd et gros moellon posé sur le sommet de la toiture.
Jean nous indique qu'il faut s'arrêter là pour desseller. Voilà, c'est l'étape, nous sommes à Malfalcu.
Comme une seule femme, nous mettons pied à terre et, suivant l'ordre qui vient d'être donné par le boss, attachons les chevaux aux arbres. Ah ! Non, c'est pas ça. En fait, c'est nettement plus loin qu'il aurait fallu aller. Bon, bon. On s'exécute.
Les chevaux sont installés dans un joli corral aux murs de pierre sèche. C'est l'heure du foin. L'ordre est donné d'étaler le foin le long du mur. Action. Ah ! Non, c'est pas ça. En fait, il aurait fallu déposer les balles sans les étaler et pas toutes le long du mur. Bon, bon. On rassemble de foin et on fait des tas.
Un peu déçues, nous nous rendons compte que nous ne sommes absolument pas prêtes pour le prochain Salon de la voyance.
Nous découvrons avec ravissement ce coin des Agriates et le travail effectué par le Conservatoire du littoral pour remettre en état et transformer des paillers en gîtes d'étape, avec blocs sanitaire et... papier hygiénique. Décidément, le Conservatoire du littoral a de bonnes initiatives.
Segu, qui conduit le véhicule d'intendance, a apporté, outre le nécessaire des chevaux, nos sacs, la popote, les vivres et le couvert. Leslie soulève les couvercles et constate que, encore une fois, rien n'a été prévu pour son régime végétarien. Encore un peu de fromage ?
Les tâches se répartissent en douceur et, bientôt, les moustiques peuvent eux aussi passer à table. Preque, mais pas tout à fait, car c'est sans compter avec Audrey qui fait oeuvre de charité et partage son produit anti-moustique. Ils ne passeront pas par nous.
Anne et Isabelle jouent les girl-scouts de la soirée et nous offrent un petit feu de camp. Cette fois-ci, il nous manque les guitares.
Ca discute, ça range, ça fait la vaisselle et ça va se coucher.
Jour 5 -->
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